Engagement – Stopper la bétonisation à outrance

Le sol naturel est un bien commun qu’il faut protéger au même titre que l’eau, l’air et la nature.  Or à l’échelle du Grand Reims, le gaspillage foncier y est colossal, 900 hectares en 10 ans de terres bétonnées, soit l’équivalent de 1200 terrains de foot de terres sacrifiées !

Nous devons cesser cette folie qui fait partie du passé. 

# Zéro artificialisation nette de nos sols

Nous appliquerons le principe “ zéro artificialisation nette ” !  C’est-à-dire que nous n’artificialiserons plus d’espaces agricoles excepté pour des projets d’intérêt général, auquel cas des solutions de compensation environnementale seront identifiées. 

Pour les projets économiques, seront d’abord investis les 130 hectares potentiellement mobilisables au sein des zones d’activités existantes et seront reconverties les friches à l’abandon dans certaines zones d’activités comme à Murigny, Pont de Witry ou la Neuvillette. 

# Requalifier les zones d’activités et les entrées de ville

Nous établirons également une charte paysagère pour améliorer l’aménagement de nos zones d’activités et pour agir sur la requalification paysagère des entrées de notre ville. 

Les nouvelles zones d’activités feront l’objet d’un traitement strict : l’intégration obligatoire dans le tissu existant, une vigilance sur la densité de l’emploi à l’hectare,  un travail sur les places de parking par lot avec des parkings perméables,  une augmentation du Coefficient d’Occupation au Sol (COS) minimum voire taxation de la sous-densité etc.

Engagement – Aérer la ville, du vert et encore du vert ! 

En ville, les quartiers nouveaux qui poussent partout sont standardisés : il n’y a aucun plan de circulation, ils ne prévoient pas d’espaces verts ou de présence de l’eau, ils ne favorisent plus la mixité sociale… Ils sont réalisés sans vision pour faire des m² : c’est l’urbanisme du XXème siècle.  C’est la ville confiée aux promoteurs ! 

Et, dans certains cas, c’est un véritable scandale sanitaire ! On construit dans des secteurs où la qualité de l’air est la plus dégradée comme au bord de la traversée urbaine. 

# Créer des rues-jardins

Nous proposons de faire revenir la nature en ville, pour l’embellir, pour notre confort et pour notre santé. Nous créerons des rues-jardins. Pour que Reims resplendissent de fleurs, de potagers et d’arbres fruitiers appréciés par les familles et les enfants, les façades, les toitures et les jardins urbains seront investis. Pour mobiliser une part de cet espace, 1 place de parking sur 20 pourra être débitumée après consultation des habitants : cela correspond à près d’un hectare d’espaces de biodiversité de proximité. 

Les places de parking perdues seront compensées par la création d’importants parking-relais (voir partie transport).

# Un nouveau parc urbain 

Dans le quartier Clairmarais-Charles Arnould, la friche Jacob-Delafon sera transformée en petite forêt urbaine de 3 hectares environ. Un nouveau poumon vert en ville relié au jardin biodiversité Saint-Charles et à la coulée verte par une passerelle sur le canal ! Plantée de différentes espèces, elle aura vocation à être vitrine des plantations labellisées “ végétal local ”. 

# Mettre en valeur le petit patrimoine du territoire 

Nous souhaitons mettre en valeur le caractère original et atypique du territoire, le témoignage historique de son bâti et de ses habitant.e.s :  passé artisanal, commercial et populaire de Reims. À restaurer, à conserver, à intégrer dans le circuit touristique des quartiers rémois, notamment les différentes cités jardins, les parcs et les jardins ouvriers.

# Faire prédominer l’humain dans les projets

La connaissance du lieu vient des habitant.e.s, propriétaires et locataires : les aménagements urbains seront construits en accord avec les habitant.e.s (voir nos propositions citoyenneté). Pour aménager la ville, pour l’élaboration du devenir du territoire, notre méthode sera donc la démocratie participative.

Engagement – Moins construire pour mieux construire 

Sur la mandature précédente, notre ville a trop construit, et même plus que ne le prévoyait le précédent “ programme local de l’habitat ” ! La construction s’est concentrée sur des programmes à investisseurs, qui ont privilégié les m² au détriment de la mixité sociale et de la qualité de vie des habitant.e.s. Nous souhaitons réduire cette course à la rentabilité pour se concentrer sur l’essentiel : se loger dignement. 

# Une offre en logements diversifiés

Au lieu de proposer des programmes à investisseurs qui cherchent à maximiser les surfaces de plancher, nous favoriserons une offre en petits logements pour les jeunes, la construction de programmes mixtes de petits collectifs et individuels pour les familles, qui mixera le locatif et l’accession à la propriété à prix maîtrisé.

Le logement social  ne sera pas développé à l’échelle de la ville pour éviter toute ségrégation territoriale. Nous voulons créer du lien social en renforçant une mixité intergénérationnelle autour de centralités citoyennes et conviviales avec jardinet, placette, boulodrome, jeu d’échec urbain…

# Impulser la construction de demain avec nos entreprises

Les filières actuelles de la construction utilisent des matériaux qui, bien souvent, proviennent d’extraction de granulats dans les carrières ou les fonds marins, mobilisant d’importantes ressources fossiles et non renouvelables. Face aux enjeux du dérèglement climatique, nous devons amorcer les nouvelles filières. Nous souhaitons construire avec des filières éco-responsables et locales – bois et éco-matériaux, matériaux biosourcés – et soutenir également le réemploi : collecte, recyclage et valorisation des déchets du BTP. C’est là un formidable défi pour nos entreprises, porteur d’emplois locaux non délocalisables. Cette dynamique est déjà engagée, développons-la pour renforcer son impact !

Nous soutiendrons ces filières par la mise en place d’un pôle d’entreprises dédié à l’éco-construction sur le site du port Colbert (friche PUM). Nous apporterons l’ingénierie et l’accompagnement technique dont ont besoin les professionnels de notre territoire. 

# Révision du Plan d’Urbanisme

Le Plan d’Urbanisme sera révisé pour intégrer ces nouveaux enjeux. Nous y établirons des recommandations sur la construction de bâtiments passifs ou à énergie positive, pour lutter contre les îlots de chaleur en ville, mais aussi sur les matériaux à utiliser : biosourcés, favorables à l’économie du territoire, issus du réemploi ou du recyclage. Enfin, le plan d’urbanisme doit aussi intégrer un coefficient de végétalisation pour toute nouvelle construction, de préférence en pleine terre, mais aussi en toiture ou façade.

# Le Port Colbert : un projet emblématique dédié à l’écologie urbaine

Au sein du Port Colbert, en lieu et place d’un projet de promoteurs qui verrait grandir des tours, nous réaliserons un projet emblématique de l’écologie urbaine : un village d’éco-constructions (friche PUM) de 6 hectares avec une densité entre 60 et 100 logements potentiels par hectare, et un parc d’entreprises dédié à l’écologie et la construction locale (friche Magasins Généraux)  de 7,2 hectares pouvant accueillir une centaine de nouvelles entreprises, une cinquantaine d’associations ainsi que des lieux de vie et de détente.

Engagement – La rénovation et la précarité énergétique comme priorité

Le premier levier de la transition énergétique, c’est la rénovation des bâtiments. Notre objectif est à la fois écologique et social : en finir avec les passoires énergétiques, c’est aussi réduire les factures des habitant.e.s, créer de nouvelles filières d’emplois et des habitats plus agréables.

# Viser 1300 logements rénovés par an en Bâtiment Basse Consommation (BBC) 

Ce sont près de 1000 logements par an qui pourront être rénovés pour les trois bailleurs sociaux et 300 logements par an du côté des propriétaires bailleurs. 

# Miser sur l’auto-rénovation des maisons individuelles 

En s’appuyant sur les acteurs de l’autoconstruction, nous favoriserons la mutualisation des travaux et les commandes groupées. Nous améliorerons le service de la plateforme énergétique du Grand Reims. 

# En finir avec la précarité énergétique

Alors qu’un foyer sur cinq à l’échelle du Grand Reims est en situation de précarité énergétique, nous concentrerons les moyens des programmes de réhabilitation des logements à l’échelle communale et intercommunautaire (PIG et OPAH) sur cet enjeu central de la rénovation énergétique. Notre objectif : 100% des foyers en situation de précarité énergétique accompagnés durant le mandat !