Notre responsabilité politique est d’accompagner avec courage la transition écologique de l’agriculture et de l’alimentation à laquelle aspirent les habitant.e.s. La qualité dans l’assiette doit s’améliorer à l’heure du tout transformé et de la libéralisation de notre nourriture : une salade parcourt en moyenne 1000 km avant d’arriver dans votre assiette ! 

L’alimentation, c’est la convivialité, le partage. C’est le local et la proximité.  

Une ville vers l’autosuffisance alimentaire !

Engagement – Du bio et local dans notre assiette

# Une ceinture verte pour produire notre alimentation

La ceinture verte prolongera les frontières naturelles que sont la Montagne de Reims, le Massif Saint-Thierry et le Mont de Berru, pour en faire un grand corridor de biodiversité. Elle permettra d’installer des productions de maraîchage et de petits élevages biologiques pour retrouver le lien direct avec notre alimentation et supprimer au maximum le transport. Ce sera également un espace ouvert aux habitant.e.s et connecté à la Ville par des voies douces, comme espace récréatif et productif. Elle intégrera une pépinière d’activités pour former les nouveaux producteur.rice.s  et permettre aux jeunes de tester leur activité avant de se lancer. 

La ceinture verte permettra de lutter efficacement contre les îlots de chaleur – nous constatons jusqu’à 12°C de différence dans les pics de température entre le centre-ville et la Montagne de Reims ! À terme, ce sont 25 000 hectares qui seront protégés et intégrés dans cette ceinture verte, construite avec les communes voisines et le Grand Reims, pour relocaliser progressivement jusqu’à 50% de notre alimentation (contre 3% actuellement). 

# Zéro pesticide pour nos enfants

Pour la santé de nos enfants, ce sont 60% de productions biologiques et locales qui seront intégrés dans le menu des écoles et crèches d’ici 2026 et 100% d’ici 2030. Nous avons la chance d’avoir une cuisine centrale performante : elle prépare chaque jour plus de 8000 repas et assure les liaisons froides. Sur le reste du Grand Reims, la gestion est concédée. De la même façon des objectifs ambitieux peuvent être inscrits dans les cahiers des charges des appels d’offres. De nombreuses villes l’ont déjà réalisé : c’est possible ! 

Nous mettrons également en oeuvre des alternatives végétariennes quotidiennes dans les menus pour faire découvrir de nouvelles façons de s’alimenter. Car, contrairement à une idée reçue, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, nos enfants manquent plus d’apports en fruits et légumes qu’en protéines animales.

Afin de développer partout des circuits de vente sur le territoire, nous développerons une coopérative alimentaire locale. Aujourd’hui, les agriculteur.rice.s engagé.e.s ont besoin d’un soutien technique et financier pour s’organiser ensemble. Appuyée sur les structures existantes (réseau AMAP, groupements d’agriculteur.rice.s locaux.ales), une plate-forme coopérative (SCIC) organisera les commandes, la logistique et la distribution en circuit court des produits alimentaires du territoire.

Engagement – L’alimentation et le gaspillage alimentaire, notre affaire à tous

# Associer les habitant.e.s à la politique alimentaire

Pour associer les habitant.e.s, citoyen.ne.s, associations, monde agricole et entreprises, nous lancerons, avec le Grand Reims, un Plan Alimentaire Territorial pour construire ensemble cette politique de relocalisation de notre alimentation. 

# Pour un droit à l’alimentation digne et de qualité 

Nous favoriserons un accès digne à une alimentation saine, locale et durable aux plus précaires en s’appuyant sur les réseaux de banques alimentaires, d’épiceries sociales, de maraudes citoyennes, d’initiatives de paniers solidaires… 

Nous soutiendrons le développement de cantines solidaires en nous appuyant sur les infrastructures de restauration collective pour la préparation des repas.

# Zéro gaspillage alimentaire sur notre territoire 

Nous mettrons en œuvre un grand plan contre le gaspillage alimentaire sur notre territoire. Cela permettra de réduire les coûts et donc de rendre le bio local plus accessible pour l’ensemble des familles. Ce plan commencera dans les cantines rémoises pour s’étendre à toutes les entreprises alimentaires et magasins de distribution du territoire. Un accompagnement et un suivi des structures seront mis en place pour lutter contre le gaspillage. Il n’est pas normal que nous jetions encore l’équivalent de 30 kg de nourriture par an et par habitant.e alors que certain.e.s n’ont pas de quoi se nourrir à leur faim !