Notre ville fait la part belle à la voiture, d’où les difficultés de circulation et l’importante pollution de l’air. Donnons la priorité à la marche et au vélo, puis aux transports en commun, en proposant des alternatives crédibles à la voiture.

Engagement – Priorité aux déplacements propres : marche, vélo, bus, tram

# Des bus à “ haut niveau de service ”…

Nous mettrons en place des bus à “ haut niveau de service ”. Ces bus sont caractérisés par des couloirs réservés, la priorité aux feux tricolores, une forte fréquence (5 à 10 minutes aux heures de pointe et 15 minutes en heures creuses) et une importante amplitude des horaires. Ils circuleront aussi le week-end. La vente de titres de transport pourra être effectuée en station. Les couloirs dédiés, la priorité, la vente de titres en station en feront un service plus régulier et plus performant. 

En lien avec le Grand Reims, nous commencerons par transformer les lignes actuelles n°1, 3, 5 et 8 en bus à haut niveau de service pour l’étendre progressivement aux autres lignes. 

# … connectés à des solutions simples de stationnement

Pour inciter les usager.ère.s à laisser leurs véhicules à l’extérieur et à profiter du service performant de transports en commun, nous multiplierons les parking-relais aux abords de la ville. Il y a actuellement 3 parking-relais à Reims. Nous voulons installer 8 nouveaux parking-relais extérieurs sur chacun des grands axes menant à la ville. Ces parkings seront gratuits (payables avec le ticket de bus ou tram).   

# Gratuité des transports en commun

Dans un premier temps, la gratuité des transports en commun sera mise en œuvre les jours de pollution et, à titre expérimental, lors d’évènements importants. Lorsque les nouveaux aménagements seront en place – le plus rapidement possible – et à la lumière des résultats de fréquentation enregistrés lors des pics de pollution et des événements importants, la gratuité pour toutes et tous sera envisagée. 

# Priorité aux piéton.ne.s…

Comme il en existe à Lyon et aux Pays Bas, nous envisageons la mise en place de passerelles réservées afin de franchir le canal, la traversée urbaine et la Vesle. Ces derniers coupent la ville en deux et constituent un frein important aux déplacements des piéton.ne.s et des cyclistes. Il y aura notamment une passerelle en prolongement de la rue de Vernouillet.

Nous souhaitons aussi rendre un certain nombre de places aux piéton.ne.s par l’installation de bancs et de kiosques. Nous permettrons aux commerçant.e.s d’y ouvrir des terrasses, et ce, dans le but d’installer une culture de la convivialité. Pour ces aménagements, la place Godinot et une partie de la place Luton sont identifiées comme des lieux prioritaires.

Pour que chaque piéton.ne puisse profiter des espaces végétalisés dans toute la ville, leur entretien se doit être de la même qualité quel que soit le quartier. 

Il est aussi important de travailler sur l’implantation de toilettes publiques, actuellement en nombre très insuffisant en ville, notamment dans les parcs.

# …et aux cyclistes

Il faut aussi en finir avec le morcellement du réseau cycliste actuel : faire du vélo à Reims est bien plus risqué que dans les autres villes françaises.

Pour que le vélo devienne un moyen de transport efficace, il faut structurer le réseau de manière à pouvoir traverser rapidement la ville avec un linéaire dédié, fluide et sécurisé, et ce quel que soit le point de départ. Au regard de l’importance du sujet, un vrai plan vélo ambitieux sera organisé par un/une élu.e délégué.e à la mobilité douce. La création et l’entretien des pistes et voies cyclables feront l’objet d’un travail quotidien à temps plein par des employé.e.s municipaux.ales spécialement formé.e.s à cette tâche. Pour ce faire, nous nous inspirerons largement des Pays-Bas ou des villes très avancées dans ce domaine.

Des parkings à vélos sécurisés à proximité des zones commerciales et des équipements municipaux (stades, piscines, salles de spectacles, établissements scolaires) seront prévus ainsi que sur les points de connexion avec les autres réseaux de transport comme les parking-relais.

Nous allons élargir le champ d’application des caméras de vidéoprotection afin de les utiliser pour la surveillance des pistes cyclables. Que chacun.ne puisse les emprunter en toute  sécurité ! En cas d’obstruction des pistes ou d’accident, elles favoriseront l’arrivée rapide de la fourrière ou des secours.

Pour les étudiant.e.s, les personnes en recherche d’emploi et les plus précaires, nous aiderons également à l’acquisition d’un vélo.

Nous encouragerons les associations qui aideront à la pratique du vélo aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Chaque maison de quartier accueillera un espace dédié aux mobilités douces avec une station de réparation publique pour les vélos. Ces espaces seront des relais de la Maison du Vélo.

Le vélo, c’est bon pour la santé, le moral et la planète !

# Une ville exemplaire sur le handicap

Il est important que tous les trottoirs de la ville puissent permettre le passage des poussettes comme des fauteuils roulants. Se déplacer est un droit fondamental pour les parents, les personnes âgées (notre population vieillit) et les personnes en situation de handicap. 

À ce sujet, plutôt que de multiplier les dérogations, nous aiderons les petit.e.s commerçant.e.s à s’équiper de passerelles amovibles pour leur permettre d’accueillir tous/toutes les client.e.s sans discrimination !

Engagement – Expérimenter les mobilités modernes 

# Miser sur l’hydrogène

Un certain nombre d’usager.ère.s des infrastructures actuelles ne pourront pas migrer vers les transports en commun ni les mobilités douces. C’est le cas des artisan.e.s qui ont besoin de transporter localement des charges importantes, des professionnel.le.s de la santé qui effectuent des visites chez leurs patient.e.s, des aides à domicile, des commerciaux.iales qui viennent avec du matériel de démonstration…

Pour réduire les dernières tonnes de CO², nous proposons de miser sur les motorisations modernes comme l’hydrogène. Un véhicule propulsé à l’hydrogène est un véhicule avec des moteurs électriques mais sans l’inconvénient des batteries, avec une vitesse de recharge bien plus rapide et surtout une bien meilleure autonomie. 

Il est possible de produire de l’hydrogène à base d’énergies renouvelables et très rapidement, cette énergie sera bien meilleur marché que les produits pétroliers. Nous aurons alors une énergie propre et bon marché, produite sur place, qui permettra à tous de se déplacer sans polluer ni se ruiner. 

Comme à Toulouse, Strasbourg,  Pau et au Mans, Reims s’équipera d’installations permettant de fabriquer de l’hydrogène vert pour sa flotte de véhicules et de transports en commun. Il est aussi possible de transformer un véhicule électrique dont la batterie est usée en véhicule à hydrogène. Nous allons donc ainsi prolonger la durée de vie de tout le parc de véhicules électriques utilisés par la ville et par le Grand Reims ! C’est bon pour la nature, c’est bon pour nos impôts ! 

# Développer l’autopartage citoyen

Nous souhaitons soutenir le développement de l’autopartage citoyen, notamment sur le modèle de la coopérative “ Citiz ”, bien implantée dans d’autres villes du Grand Est. Avec des places de parking dédiées en ville, l’accès à ces véhicules partagés permettrait à une partie de la population qui n’utilise qu’occasionnellement un véhicule de disposer d’une solution concrète, efficace et peu onéreuse pour se déplacer ponctuellement.