Le territoire où le/la citoyen.ne vit est un repère essentiel pour lui/elle. Sa commune représente le premier échelon de la démocratie. Le mouvement des gilets jaunes, la marche pour le climat, les manifestations sont autant de signes que le gouffre entre nos représentant.e.s et les citoyen.ne.s n’a cessé de se creuser. Il est nécessaire que la politique locale fasse en sorte que le/la citoyen.ne se réapproprie sa ville/sa vie, qu’il/elle se sente légitime à intervenir et fier.ère de “ faire sa part ”.

Une élection municipale ne doit pas donner « carte blanche » pendant 6 ans aux élu.e.s. Il faut que notre démocratie locale se dote d’outils et de dispositifs par lesquels les élu.e.s pourront constamment vérifier que leurs décisions sont en phase avec les attentes des citoyen.ne.s.

Engagement  – donner vraiment aux habitant.e.s les moyens de décider et d’agir

# Créer un « droit d’alerte citoyen »

Nous souhaitons dès 2020 un droit d’alerte citoyen. Le droit d’alerte citoyen permet de mettre à l’ordre du jour des débats des élu.e.s une question portée collectivement. À partir de 1 000 signatures – incluant les jeunes de plus de 16 ans -, ce dispositif permettra d’inscrire une question citoyenne à l’ordre du jour du conseil municipal.

# Redonner du sens aux instances de participation citoyenne

Conseil citoyen, conseil de quartier, conseil de développement,… plusieurs instances  de compétence communale ou intercommunale existent sur le territoire. Actuellement organisées autour d’informations descendantes, jusqu’aux ordres du jour, nous voulons en faire des instances de participation et pas seulement d’information.

Nous devons faire confiance aux citoyen.ne.s, leur donner de l’autonomie, en leur laissant une capacité d’auto-saisine sur les sujets et de fixation des ordres du jour. L’animation de ces instances, confiée à des partenaires externes locaux spécialistes de la participation citoyenne, garantira le débat démocratique.

Pour plus de cohérence et éviter les fonctionnements « en silo », nous souhaitons également faire coïncider les périmètres des maisons de quartier et des conseils de quartier afin de favoriser les échanges permanents entre démocratie locale et vie socioculturelle locale.

# Jeunesse et citoyenneté

Nous souhaitons renforcer la capacité d’interpellation du conseil municipal par le conseil municipal des enfants.

Là où les collectifs de jeunes et associations souhaitent s’engager, nous voulons créer des conseils de jeunes de quartier liés aux conseils de quartier.

Pour remobiliser la jeunesse, nous initierons une plateforme de participation citoyenne numérique (site internet et application) qui  visera à favoriser et soutenir les initiatives citoyennes des jeunes. Cette plateforme leur donnera accès à l’ensemble des informations liées à la gestion de la ville, du quartier et des projets en cours.

Par ailleurs, le conseil municipal des jeunes et les conseils de jeunes de quartier administreraient différents dispositifs liés à la jeunesse (voir partie jeunesse), afin que leur engagement se traduise également concrètement par des projets locaux.

# Généraliser les universités populaires citoyennes

Nous souhaitons privilégier des temps de travail collectifs sur des sujets de fond à l’échelle de la ville : la transition écologique, le vivre-ensemble, la laïcité… Ces débats publics permettront aux citoyen.ne.s, élu.e.s et personnel.le.s d’administration, écoles, université… de se former collectivement au fonctionnement de la ville et aux sujets liés au bien-vivre ensemble. 

# Vers des ateliers citoyens

Nous voulons une méthode pour penser ensemble – citoyen.ne.s, élu.e.s, usager.ère.s, professionnel.le.s… –  les projets urbains de notre ville, les mobilités etc.

Il est temps que les élu.e.s changent de rôle, qu’ils ne soient plus dans une posture de « décideur.euse.s » mais qu’ils deviennent « animateur.rice.s » des dynamiques citoyennes qui foisonnent et sur lesquelles il nous faut nous appuyer.

À chaque projet local, en plus des débats en conseil de quartier, nous proposons de convoquer ces ateliers citoyens de travail.

# Lancer un appel à projets « citoyenneté active »

Aujourd’hui, quand un groupe de Rémois et de Rémoises sollicite le soutien de la collectivité pour un projet « hors des cases », il est confronté à un labyrinthe énergivore sans garantie d’être finalement soutenu. Nous voulons que les projets collectifs, innovants et en particulier ceux au service de la transition écologique et solidaire, aient toute leur place dans la vie de la collectivité. Chaque année, nous lancerons donc un appel à projets très ouvert, avec un jury de sélection comprenant des élu.e.s et des membres des conseils de quartiers tirés au sort.

# Pour une vie associative foisonnante

Les associations ne doivent plus être soumises à la politique du chiffre, au pilotage par les indicateurs de performance au détriment de la prise en compte des actions de terrain. Si l’aide apportée par la puissance publique doit être évaluée, nous réfléchirons avec les associations pour trouver d’autres bases d’évaluation : la qualité plus que la quantité !

Les associations ont également besoin d’être soutenues ! Elles doivent être mises en relation les unes les autres pour qu’elles se fédèrent, qu’elles œuvrent ensemble pour renforcer leur impact positif pour la population : nous envisageons ainsi la création d’un “ conseil local des associations ”, notamment des associations d’éducation populaire en lien avec la politique jeunesse, en complément des Assises de la Solidarité organisées par le CCAS.

Nous souhaitons enfin que la jeunesse puisse largement s’impliquer dans la vie associative locale, notamment via le dispositif des services civiques (voir partie jeunesse).