Les pouvoirs publics, ici et ailleurs, n’ont cessé de miser sur le retour de la croissance. Or la croissance que nous avons connue durant les Trente Glorieuses, autour de 5% par an, ne reviendra pas. Nous ne retrouverons plus les conditions économiques que nous avons connues après la fin de la seconde guerre mondiale. Nous ne pouvons plus miser sur une croissance infinie, dans un monde dont les ressources naturelles que nous exploitons sont par définition limitées. 

Engagement – Emmener les entreprises dans la transition

# Réorienter la politique économique du Grand Reims

Nous voulons passer d’une logique portée exclusivement par le développement et l’attractivité à une politique économique ancrée sur le territoire, qui donne la priorité à la transition écologique et au bien-être des habitant.e.s. 

Nous souhaitons assurer une meilleure répartition des aides économiques de la communauté urbaine entre les différents quartiers de la ville. Il est également important d’envisager le développement de la ville et de l’agglomération sans déstabiliser les territoires ruraux alentours, en prônant des liens équitables avec ceux-ci : dans une logique d’échanges équilibrés, nous signerons des contrats territoriaux de coopération et d’échange avec les collectivités voisines, notamment sur l’approvisionnement alimentaire, les matériaux, l’énergie ou l’eau dont dépendent les Rémois. 

# Renforcer les démarches de RSE des Entreprises

Nous souhaitons créer une plateforme RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) métropolitaine, avec un dispositif d’accompagnement dédié, et la mise en place de projets collectifs. Nous mettrons en place toutes les actions nécessaires pour atteindre l’égalité salariale femme/homme. À compétences et expériences égales, nous voulons une rémunération égale dans les entreprises. La parité progresse trop lentement ! À ce titre, la municipalité peut inclure dans ses appels d’offres des clauses demandant à ce que les entreprises retenues puissent prouver qu’elles agissent en faveur de l’égalité salariale homme/femme.

# Mettre en place un plan de développement du coworking et du télétravail

Nous travaillerons avec les employeur.euse.s pour coordonner les horaires, lieux de travail et modes de transports, afin de limiter déplacements et embouteillages.

Nous mettrons en place un plan de développement du coworking et du télétravail, avec le cofinancement d’espaces de travail partagés dans les pôles métropolitains.

# Transformer nos filières d’excellence

Avoir un pôle agroalimentaire d’excellence ne nous empêche pas d’avoir une autonomie alimentaire très faible et d’être encore loin du 100% bio à la cantine ! Nous devons faire évoluer ces filières, en les faisant dialoguer avec les acteurs de l’économie de proximité, de l’économie sociale et solidaire et le monde de la recherche. Aujourd’hui, de nombreuses filières sont en marche vers le changement que nous voulons soutenir : sucreries prochainement certifiées biologiques, filière champagne à haute valeur environnementale…

# Miser sur les filières de la transition

Construction/rénovation durable et énergies renouvelables : nous structurerons ces deux filières clefs de la transition écologique avec une offre complète, intégrant formation, recherche, approvisionnement, immobilier/foncier, soutien à l’entrepreneuriat et aux réseaux d’entreprises. Le parc d’éco-entreprises que nous souhaitons développer au sein du Port Colbert (friche de 7,2 hectares des Magasins Généraux) sera un lieu emblématique de la transition de nos entreprises. Ce sont ainsi 650 emplois qui sont attendus autour de la transition écologique sur ce secteur. 

Engagement – Relocaliser notre économie pour reprendre le contrôle de nos vies

# Une monnaie locale : « le REME  »  

Afin de favoriser les productions et le commerce locaux, nous mettrons en place une monnaie locale complémentaire, comme cela existe dans d’autres villes de France. Physiquement, une monnaie locale s’échange comme des chèques vacances ou des tickets restaurant. Certaines monnaies locales fonctionnent comme une carte bleue spéciale qui transfère des points. Elles sont complémentaires et ne remplacent pas la monnaie nationale ou l’Euro.

Le REME, notre monnaie locale, ne sera pas fondante, c’est-à-dire qu’elle ne perdra pas de sa valeur au fil du temps, et ce, dans l’objectif d’être aussi utilisable pour payer des travaux exécutés par des artisan.e.s locaux.ales. Nous utiliserons aussi cette monnaie locale pour donner un coup de pouce au pouvoir d’achat des fonctionnaires de catégorie C de la ville et de la communauté urbaine. Son aire d’utilisation sera le Grand Reims.

# Création d’un fond municipal destiné à soutenir la reprise d’entreprises

Ce fond permettra la reprise d’entreprises et leur transformation en SCOP. Il est effectivement dommageable pour notre économie locale que des entreprises et des emplois disparaissent faute de repreneur.se.s.

Nous donnerons la priorité à l’implantation, dans chaque quartier de vie, d’au moins un point de vente alimentaire en circuit court et d’un comptoir réemploi/réparation. Nous favoriserons également l’implantation des commerces indépendants et développerons l’aide au démarrage de jeunes commerçant.e.s.

# Soutenir les initiatives et l’économie sociale et solidaire

Nous souhaitons créer, avec le Grand Reims,  un “ revenu de transition ” pour les porteur.se.s de projets qui veulent expérimenter localement des projets en lien avec l’écologie. Ce fond serait attribué pour un an de manière à favoriser l’émergence et l’expérimentation. 

Avec le Grand Reims toujours, nous mettrons en place un fond dédié à l’accompagnement de l’économie sociale et solidaire, sous forme d’appel à projets. 

# Favoriser l’écotourisme

Notre territoire dispose de réels atouts touristiques : le vignoble et un patrimoine architectural conséquent, notamment celui de la reconstruction. Nous souhaitons élaborer avec les professionnel.le.s du secteur une stratégie d’écotourisme pour rendre cette activité encore plus attrayante. 

Nous soutiendrons le dynamisme des associations rémoises de randonnée pédestre et de cyclotourisme en coopérant sur des projets d’écotourisme valorisant notre région et sa biodiversité.

Nous souhaitons développer un circuit touristique des quartiers rémois en valorisant les cités jardins, les parcs, les jardins ouvriers et le bâti commercial et industriel que nous voulons conserver et restaurer.

L’offre d’hébergement touristique sur Reims manque cruellement de pluralité : nous voulons relancer l’idée de la construction d’un nouveau camping pour le Grand Reims. Un camping convivial et bien aménagé à prix modéré permettra aux jeunes, aux familles…  de découvrir notre ville.