Promouvoir une évolution de notre société qui prend en compte les intérêts des animaux et qui repense la relation entre les animaux et les êtres humains est un enjeu central pour les écologistes : prendre soin de la nature et du vivant, c’est prendre soin de nous-mêmes !

Engagement – Une politique municipale dédiée à la condition animale

# Créer une délégation et une direction de la protection animale

Nous créerons une délégation et une direction de la protection animale dotées de moyens suffisants avec une cellule municipale “ SOS animaux ”. Pour le signalement des actes de maltraitance et celui d’animaux perdus et trouvés, ce service de la mairie assurera la gestion d’une plateforme avec numéro de téléphone et adresse courriel. Une police municipale sera formée à constater les infractions à la loi pénale relative aux animaux. 

Nous ajouterons une clause bien-être animal dans les marchés publics. Tout comme le respect de l’environnement, le respect des animaux doit être une condition à tout financement apporté par les municipalités.

# Respecter nos animaux

Pour les chiens, nous développerons des lieux de promenade et de jeux contigus aux parcs et aux jardins mais séparés par une clôture.

Nous soutiendrons les associations de protection animale.  Nous  les accompagnerons dans la création de refuges par l’allocation de terrains communaux ou par subventions.  Nous les aiderons dans leur programme de stérilisation des chats errants et de sensibilisation des habitant.e.s à l’abandon des animaux domestiques. Nous entretiendrons avec eux des lieux de nourrissage en associant les riverain.e.s.

Pour que nos enfants retrouvent le contact des animaux, nous soutiendrons les projets de création de fermes pédagogiques en milieu urbain.

Enfin, pour que nos divertissements ne se fassent pas au détriment de nos animaux, nous interdirons les spectacles ou attractions faisant appel à des animaux sauvages. 

Engagement – Faire progresser la biodiversité sur notre territoire

L’effondrement actuel de la biodiversité sauvage (insectes, dont papillons et pollinisateurs, flore et oiseaux) – en 30 ans, près de 80% des insectes auraient disparus en Europe – doit aussi nous alerter en tant que citoyen.ne. Notre ville et son territoire doivent agir à leur niveau.

# Favoriser notre cohabitation avec le vivant

Nous souhaitons repenser tout l’aménagement du territoire et de notre urbanisme pour y faciliter le retour de la biodiversité : établir des trames vertes en milieu urbain, agir contre la pollution lumineuse, lutter contre les nuisances sonores, sanctuariser les poumons verts, arbres remarquables pour qu’aucun aménagement ne puisse leur porter atteinte, perméabiliser les sols au maximum… Pouvant être traduite dans le Plan Local d’Urbanisme, cette action visera à recréer des habitats pour les oiseaux, chauve-souris et insectes, que ce soit dans l’espace public, les logements collectifs et la rénovation de bâtiments communaux. 

Nous encouragerons les particuliers à protéger la biodiversité. 

# Agir pour la connaissance de la faune sauvage

Nous lancerons la réalisation d’un atlas communal de la biodiversité avec la participation des citoyen.ne.s et des établissements scolaires. Au même titre que le patrimoine historique et culturel, la biodiversité devient un facteur incontournable de l’attractivité du territoire et offre un réel intérêt touristique.

# Mieux gérer nos espaces verts 

Nous gérerons les parcs, pelouses ou prairies avec des essences locales et des plantes mellifères en atteignant progressivement 100% de plantes régionales adaptées aux changements climatiques et peu dépendantes d’apports en eau. Dans les nouvelles plantations (remplacements et créations) et les semis, nous éviterons les essences allergènes. 

Pour protéger les oiseaux et autres animaux, nous abandonnerons toute taille, fauchage ou élagage des arbres et buissons entre mi-mars et le mois de septembre. 

TÉMOIGNAGE DE DAMIEN CARÊME Ancien Maire de Grande-Synthe (59), élu député européen le 26 mai 2019.

« Restaurer et développer la biodiversité, c’est multiplier la vie sous tous ses aspects. Pour moi, être maire écologiste, c’est remettre la biodiversité – et donc le vivant – au cœur des politiques publiques, que ce soit en matière d’agriculture, d’alimentation, d’aménagement urbain. La mise en place de zones naturelles, la réhabilitation des canaux, la sauvegarde d’espèces marginales… Tout ça va de pair avec les politiques que nous menons sur la gratuité des transports, les cantines 100% bio, ou les jardins partagés. La biodiversité, c’est le respect de tout être vivant, de tout être humain, c’est donc aussi l’accueil des chercheurs de refuge. Grande-Synthe a été élue 1ère « Capitale Française de la Biodiversité » en 2010, avant que les habitants eux-mêmes ne se décernent le beau prix de « Capitale Française de l’Humanité » après l’ouverture du lieu d’accueil humanitaire de la Linière en 2016 ! Les transitions multiples que j’ai engagées à Grande-Synthe suivent une direction claire : celle d’une écologie sociale et humaine qui redonne ses droits à la nature et au vivant. Nous devons poursuivre sur cette voie. Elle est notre avenir commun. »