Engagement – l’école pour explorer les transitions

Réintroduire la nature dans nos écoles est une source de bien-être et d’apprentissage pour nos enfants ! Dans des écoles devenues “ oasis ” et lieux d’expérimentation de la transition, il nous faut réinventer les manières de répondre aux besoins d’un développement complet de l’enfant, en lien avec la nature, et proposer de nouveaux outils aux encadrant.e.s.

# Des écoles “ oasis ”

Nous souhaitons, avec les parents d’élèves, agir pour débitumer les cours des écoles et les ouvrir à la nature : arbres, végétation et jardins pédagogiques, ateliers de réparation, potagers, composteurs, ombrières et systèmes de récupération de l’eau de pluie… Nous souhaitons remplacer progressivement les meubles et le matériel scolaire ainsi que les produits d’entretien par ceux affichant le label NF environnement, sans émission de substances nocives.

Nous initierons les enfants à côtoyer les arbres, à en connaître la vie et les richesses et à respecter la végétation.

Les bâtiments scolaires seront rénovés à la hauteur du défi climatique par une isolation renforcée, des toitures végétalisées et des panneaux photovoltaïques pour répondre à la Réglementation Thermique 2020. Les salles recevront un isolant acoustique notamment pour rendre moins bruyant le temps de la cantine.

Nous souhaitons également tendre vers des écoles zéro déchet, en supprimant les consommables jetables et le plastique à la cantine au profit de l’inox, mais aussi en généralisant le compostage des déchets alimentaires et en apprenant aux enfants à éviter le gaspillage.

# Des moyens humains pour nos écoles

Le personnel d’entretien sera remunicipalisé, afin d’avoir des interlocutrices et des interlocuteurs stables et rémunéré.e.s correctement.

En ce qui concerne les ATSEM, nous allons privilégier la qualité et renforcer considérablement leur parcours de formation : elles/ils doivent être un élément majeur dans la conquête de l’autonomie du tout petit. Comme tout adulte référent, chacun de leurs gestes doit être un exemple pour les enfants. N’oublions pas que ce sont aussi elles/eux qui assurent les habillages et déshabillages, elles/ils sont donc en première ligne pour détecter les cas de maltraitance. Nous prévoyons une/un ATSEM par classe.

# Construire un nouveau projet éducatif territorial autour de la nature

Nous souhaitons travailler avec les animatrices et animateurs du périscolaire et les associations du territoire pour en faire des ambassadeurs-rices de la transition écologique, dans toutes les écoles mais aussi dans tous les quartiers de la ville. Dans ce sens, nous souhaitons également collaborer avec les écoles du Grand Reims. Sur les temps périscolaires et extra-scolaires, l’objectif que nous souhaitons décliner dans le futur projet éducatif territorial, est le suivant : ⅓  sport et jeux (mise en valeur des jeux coopératifs), ⅓ arts et culture, ⅓ nature et découverte du vivant.

Nous souhaitons apporter aux personnels dédiés, une formation rigoureuse (médiation, cercle de paroles, outils d’éducation à la citoyenneté) pour que ces trois créneaux, en nous appuyant sur des projets de jeux collectifs et coopératifs, soient une ouverture sur le monde du vivant, de l’art et des sports. Nous souhaitons la réouverture d’un Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) et nous favoriserons les projets de classe de découverte. Enfin, pour faciliter les sorties extrascolaires, nous proposerons la gratuité des transports scolaires.

Nous proposons également de créer des jumelages écologiques entre écoles urbaines rémoises et les écoles rurales du département. Ces jumelages auront pour vocation de stimuler la réflexion des élèves sur leur environnement respectif et de favoriser les rencontres intergroupes sur des thématiques écologiques.

# Éduquer aux usages du numérique

L’éducation au numérique sera encouragée, tout en ayant une réflexion avec les acteurs éducatifs et les familles sur ses impacts sur nos enfants et l’environnement. Des partenariats seront tissés avec le Centre Numérique Saint-Exupéry pour accompagner les encadrant.e.s.  Les dotations se feront au cas par cas, pour que le plus rapidement possible, chaque école bénéficie des mêmes aménagements et du même matériel (exemple: toutes les classes seront équipées d’un tableau numérique interactif).

# Assurer la sécurité des entrées d’écoles

En concertation avec le conseil de quartier et les parents d’élèves, nous souhaitons donner la priorité aux piéton.ne.s et aux vélos par le biais d’un plan d’éco-mobilité scolaire en reliant les pistes cyclables aux écoles, et ainsi limiter le cocktail de particules fines aux abords des écoles. Dans certains cas, lorsque c’est possible et souhaitable, la circulation automobile sera déviée.

Engagement – Prendre soin des tout petits

# Améliorer l’accueil de la petite enfance

Pour combler le manque, nous créerons des places en crèche en adaptant l’accueil à toutes les situations, avec notamment une analyse fine à mener sur les nouveaux besoins : horaires décalés, accueil occasionnel, adaptation des temps de vie… particulièrement pour des familles qui connaissent des difficultés sociales et financières croissantes.

Afin d’adapter l’offre d’accueil à toutes les situations, nous accompagnerons la mise en place d’une offre « clef en main » (crèche + garde à domicile) pour les parents en horaires décalés.

Nous accompagnerons l’accueil des enfants en situation de handicap et expérimenterons la création d’établissements à vocation thérapeutique.

Dans une perspective globale, nous souhaitons initier un grand projet d’établissement pour les structures éducatives autour d’une démarche qualité et des nouvelles approches de la pédagogie alternative pour accompagner le développement humain des enfants. Nous amplifierons ainsi la recherche de qualité de nos offres d’activités périscolaires du mercredi et des vacances (enrichissement par la variété et l’originalité des activités sportives, artistiques et culturelles proposées).

# Avant l’école nature, la crèche nature !

D’ici 2025, des produits bio et locaux pour les repas en crèche, des cuisines zéro plastique,  une collecte des déchets alimentaires,  une débitumisation des cours, une inclusion de la nature dans les projets éducatifs en partenariat avec le réseau d’assistant.e.s maternel.le.s… Nous ne manquons pas d’ambition pour veiller à la santé des tout-petits tout en les sensibilisant, ainsi que leurs parents, à l’écologie !

Engagement – priorité à la jeunesse

Les politiques Jeunesse sont très segmentées selon les catégories de public (collégiens, lycéens, étudiants, sans emploi…) ou de dispositifs (logement, emploi, stages…). La ville doit se positionner en animatrice de la politique Jeunesse de son territoire, en favorisant les interactions entre les      acteur.rice.s et en favorisant l’investissement de notre jeunesse : donnons-leur les clés de la ville !

# Jeunesse et citoyenneté

Nous souhaitons renforcer le conseil municipal des jeunes, avec un pouvoir d’interpellation, plusieurs fois par an, en conseil municipal.

Nous souhaitons également expérimenter des conseils de jeunes de quartier qui pourront prendre des formes différentes en fonction des envies des jeunes et des partenaires associatifs (voir partie citoyenneté).

# Pour un engagement de la jeunesse

Pour permettre à la jeunesse de s’engager, nous favoriserons les services civiques que ce soit avec les associations partenaires ou par le biais de la ville et du Grand Reims, pour une collectivité exemplaire. Ce sont ainsi 200 services civiques par an qui seront accompagnés par Reims et le Grand Reims.

L’aide à la transition (voir partie économie), ciblera également les micro-projets que pourront porter les jeunes du territoire pour l’écologie. Pour les jeunes de 16 à 18 ans, nous développerons aussi les “ coopératives jeunesse de services ” dans le cadre de projets éducatifs à l’entrepreneuriat coopératif.

Le dispositif KAPS (colocation solidaire avec engagement d’actions bénévoles sur un quartier) de l’Association de la Fondation Étudiante pour la Ville sera aussi encouragé et accompagné.

# Installer des lieux inventés par et pour la jeunesse

Nous voulons favoriser les lieux informels et d’usage mixte dans les quartiers, des « tiers-lieux », que les collectifs de jeunes ou les associations peuvent investir de façon ponctuelle ou permanente, en collaboration avec des entreprises de l’Économie Sociale et Solidaire et les associations.

Nous voulons créer un fonds dédié aux chantiers de jeunes, sans critère enfermant dans une thématique particulière (par exemple à la croisée de l’insertion, de la culture, de l’expression citoyenne, d’accès à la santé, etc.) pour favoriser une approche transversale et l’expérimentation en commun.

Ces fonds et dispositifs seraient administrés par le conseil municipal des jeunes et par les conseils de jeunes de quartier.

# Lutter contre la précarité

Nous souhaitons enrayer la précarité qui touche les jeunes en leur permettant d’accéder plus facilement aux restaurants et épicerie solidaire, via un PASS Santé-Alimentation et d’une carte multiservices.

Nous garantirons aussi le droit à la mobilité des jeunes, en leur offrant la gratuité des transports collectifs (avant 26 ans) et des vélos en libre service – Zébulo.

Afin de lutter contre la discrimination à l’emploi des jeunes des quartiers populaires, nous consacrerons au moins 5 % du budget de rénovation urbaine à l’emploi et à l’insertion des jeunes, et nous souhaitons renforcer les actions de coopération avec pôle emploi et la mission locale.

# Politique jeunesse des Maisons de Quartier

Les structures qui accueillent des adolescent.e.s et jeunes adultes n’ont pas toujours les moyens humains et matériels de mener à bien leur mission. Et parfois, ce n’est pas leur cœur de métier mais les jeunes sont quand même là ! Il faut donner aux acteurs de terrain les moyens d’agir.

– Nous revaloriserons les aides au fonctionnement des structures qui accueillent déjà les 15-25 ans et celles qui voudraient développer cette mission.

– Nous construirons un projet politique avec les Maisons de Quartier et les équipements de quartier accueillant des jeunes autour de la démarche du « hors les murs/aller-vers », de la lutte contre les discriminations et de l’égalité femme-homme, mais aussi sur le lien à la nature.

– Nous conditionnerons la revalorisation des aides à la mise en œuvre de mesures concrètes dans ces trois champs d’action.