La question de la tranquillité publique est centrale pour tous nos concitoyen.ne.s. Le concept de « tranquillité publique » est préféré car il dépasse celui de sécurité, focalisé uniquement sur la sécurité physique des individus et des biens.

Les récentes envolées de violences dans la ville nous interpellent, et, sans angélisme, il faut prendre au sérieux cette situation qui reflète un climat caractérisé par le sentiment, justifié ou non, d’insécurité et d’une montée des violences de tous ordres.

Engagement – mettre de l’humain sur le terrain 

# Renforcer les effectifs de la police municipale

Face à un désengagement croissant de l’État, la ville doit se mobiliser pour conserver une présence humaine sur le terrain. Nous souhaitons augmenter progressivement les moyens humains de la police municipale, de 120 agents à 150 à la fin du mandat. Il s’agit de multiplier leur présence, à pied ou à vélo, dans la logique des « îlotiers ». 

Ces dernières années, un investissement important a été réalisé pour équiper la ville de caméras de vidéoprotection. Nous ne reviendrons pas sur cet investissement car il n’est pas écologique de ne pas utiliser ou de jeter quelque chose qui fonctionne. Par contre, nous allons élargir son champ d’application, comme par exemple, les utiliser pour la surveillance des pistes cyclables. Cela permettra à tout un chacun de s’y déplacer en toute sécurité. Néanmoins, même si elles s’avèrent utiles, nous pensons que les caméras ne suffisent pas : elles peuvent dissuader et favoriser la recherche de preuves mais ne remplacent en aucun cas une présence humaine sur le terrain.

# Créer des annexes de la police municipale dans la ville

Nous souhaitons créer des petites antennes de la police municipale dans les différents quartiers, par exemple au sein des antennes de mairie de quartier, avec des services sociaux à proximité. 

# Élargir les missions de la police municipale

La tranquillité publique, c’est aussi la sécurité de nos enfants allant à l’école, comme l’a illustré le tragique accident survenu fin janvier à Roissy-en-Brie (voir nos propositions enfance-jeunesse). La tranquillité publique, c’est aussi éviter les nuisances diverses : pollutions sonores notamment.  De même, en tant que piéton.ne, cycliste ou même conducteur.rice, il est très pénible de se faire asphyxier par des personnes qui n’entretiennent pas le moteur de leur véhicule correctement.

La tranquillité publique est donc un axe important de la qualité de vie.

# Renforcer les équipes de « médiateur.rice.s de rue » au plus près des besoins

Dans les quartiers prioritaires, nous ne pouvons plus faire l’économie de travailleur.euse.s sociaux.ales et d’éducateur.rice.s de rue pour les jeunes. Que ce soit pour les 11-16 ans (approche préventive et collective) ou pour les 16-25 ans (approche de suivi individuel), il nous faut intensifier ce travail éducatif spécifique selon la tranche d’âge qui nécessite des équipes formées aux problématiques de la violence et l’affrontement de rue. Ce travail de fond continu proche des familles, proche des personnels de l’Éducation Nationale, proche des forces de l’ordre, contribuera à tisser des relations d’abord basées sur l’échange et la communication.  Nous envisageons ainsi de déployer 4 postes d’éducateur.rice par quartier prioritaire, en renforçant les équipes existantes et en lien avec les équipes de la prévention spécialisée du département. Ces éducateur.rice.s, dont les locaux seront basés dans les maisons de quartier (et non sous forme de permanences), seront aussi spécialisé.e.s dans les champs suivants : champ pénal (droits et devoirs, accompagnement aux procédures judiciaires…), champ de l’insertion professionnelle et champ du logement (médiation avec les bailleurs). 

# Miser sur les activités d’éveil du public jeune

Tout en s’inscrivant dans ce qui existe déjà, il nous faut augmenter les espaces dédiés à la jeunesse et les propositions d’activités dans ces quartiers, au sein des maisons de quartier notamment et en renforçant le rôle des associations qui interviennent. Pour éviter les logiques d’entraînement des plus jeunes, l’approche qui s’adresse prioritairement au public 11-16 ans, consiste à renforcer de façon générale les activités sportives et culturelles mais aussi, plus spécifiquement, celles en lien avec la nature. Nous pensons que le lien à la nature peut avoir également des effets apaisants et bienfaisants dans le cadre d’un véritable programme pédagogique, à l’exemple de ce qui est fait dans une Maison d’Enfants à Caractère Social du Territoire Grand Reims. 

# L’urbanisme vert, source de bien-être

À moyen terme, nous misons aussi sur un urbanisme plus bénéfique pour les êtres humains, dans l’objectif d’améliorer le mieux vivre-ensemble. Au-delà des destructions-reconstructions réalisées dans le cadre des contrats de ville, l’approche d’un urbanisme plus aéré, plus végétal et attrayant, peut aussi avoir des effets bénéfiques sur les rapports entre les habitant.e.s (voir nos propositions sur l’urbanisme).